
C’est le dernier-né de Dassault. C’est également désormais le plus grand jet d’affaires au monde. Dans un univers très concurrentiel, l’industriel français a présenté son nouveau Falcon 10X en grande pompe mardi soir à Mérignac, en Gironde, explique Sud Ouest. Ce «bureau volant» comme l’a qualifié le PDG du groupe affiche des dimensions XXL à en faire pâlir ses concurrents justement : cabine XXL de 2,77 mètres de large et 2,03 mètres de haut, longueur totale de 33,4 mètres (33,6 mètres d’envergure même !), 38 hublots extra-larges… ce nouveau fleuron français ouvre une nouvelle ère.
Surtout, c’est sa capacité de vol que la multinationale française a voulu mettre en avant. Il pourra en effet voler près de 14 000 kilomètres sans escale, soit un Paris-Pékin, un Los Angeles-Sidney ou un New York-Shanghai, rien que ça. Un enjeu de taille, note BFM, parce que certains de ses concurrents comme les G700 et G800 de l'Américain Gulfstream ou les Global7500 et Global8000 du Canadien Bombardier peuvent aujourd’hui voler en autonomie jusqu'à 14 800 kilomètres. Mais Dassault, encore loin des ventes de ses deux concurrents qui produisent à grande échelle, assume son positionnement haut de gamme.
Un cockpit inspiré du Rafale
Raison pour laquelle le Falcon 10X se présente comme un vrai jet d’affaires puisque les futurs propriétaires pourront l’aménager à leur goût, avec un coin bureau, des chambres à coucher, des salles de bain ou un coin restauration, détaille Sud Ouest. «L’objectif est de permettre aux passagers de vivre à bord comme dans leur vie quotidienne et non comme un long interlude entre le point de départ et de destination», martèle Dassault Aviation.
Autre point mis en avant : son cockpit, inspiré du Rafale, qui bénéficie de son expertise dans les avions de combat. «Le bureau d’études est le même pour dessiner des Rafale, des Falcon ou le futur avion de combat», a rappelé Eric Trappier, qui parle de «marque de fabrique». Un élément à ne pas négliger, a commenté auprès de l’AFP, Didier Bréchemier du cabinet de conseil Roland Berger : «Souvent, les pilotes influencent le patron sur l'achat des avions. Et dans l'aviation d'affaires, il y a des pilotes qui viennent de l'armée.»
Découvrez le jet qui éclipsera tous les autres…
— Dassault Aviation (@Dassault_OnAir) March 10, 2026
See the Jet that will eclipse all others #Falcon 10X pic.twitter.com/3tZNXE5sYe
Pas de livraison avant 2028-2029
Evalué à plus de 80 millions de dollars, le Falcon 10X confirme son positionnement : «Nous allons changer le mode de voyage. Avec cet avion, vous pouvez aller à l’autre bout du monde, travailler, dormir et ne pas être tributaire d’une escale», insiste le PDG du groupe, rappelant que son dernier-né volera à 0,925 Mach, soit proche du mur du son. Si les concurrentes en «vendent beaucoup, celui-là va faire mieux», a lancé Eric Trappier.
Désormais, les premiers vols d’essai doivent avoir lieu dans les prochaines semaines, avant certification. Quant aux livraisons, elles n’auront pas lieu avant «la fin de la décennie», a indiqué le PDG, au moins deux ou trois ans après le début des essais en vol. Malgré un marché en recul en France à cause de taxes, les jets séduisent toujours autant à l’international. Son marché est déjà estimé à 26,59 milliards de dollars en 2026. Dans huit cas sur dix, les jets sont utilisés pour des motifs professionnels.




















