Un investissement «record de 93 milliards d'euros». En marge du sommet Choose France, qui se tenait pour la neuvième édition, Emmanuel Macron s’est félicité du choix fait par de nombreuses entreprises de miser sur l’Hexagone, «le fruit des réformes, de la constance, d'un écosystème qu'on a su bâtir», a-t-il dit. Parmi ces investissements, on peut citer celui de Venturi Space qui va injecter 250 millions d’euros en créant son nouveau centre technologique en plein cœur de Toulouse, ont appris nos confrères de La Dépêche.

Si l’entreprise spatiale était déjà présente dans la Ville Rose depuis deux ans, elle va ouvrir un centre de 16 000 m². A la clé, d’ici 2030, 200 emplois devraient être créés pour travailler dans ce centre qui sera spécialisé dans la conception de technologies pour la Lune et Mars. Il s’agira de systèmes de gestion de l’énergie, de roues hyper-déformables ou encore de batteries haute performance, précise Actu Toulouse. C’est là aussi que seront finalisés les «astromobiles», ces engins de transport spatial. «Ce site sera le vaisseau amiral de Venturi Space en Europe», a laissé entendre le directeur des affaires spatiales de Venturi Space, Dr Antonio Delfino.

CLV-1, Mona Luna… Venturi développe ses partenariats

De son côté, le président de Venturi Space, le Monégasque, Gildo Pastor, assure que son entreprise «franchit une étape décisive» mais surtout que son groupe possède «les technologies l’expérience, les partenaires et, prochainement, l’outil industriel pour aller plus loin». Et Gildo Pastor de poursuivre : «Je veux que ce projet réussisse, qu’il entraîne toute une filière, et qu’il fasse vibrer Toulouse.»

Plus globalement, le groupe développe tous ses partenariats. Avec l’American Venturi Astrolab, Venturi Space a notamment conçu l’astromobile CLV-1. C’est ce véhicule, sélectionné par la Nasa, qui devrait permettre aux astronautes de se déplacer à la surface de la Lune d’ici à 2028. En outre, le groupe a présenté en juin 2025 son astromobile lunaire 100% européen, le Mona Luna.

«Nos équipes travailleront sur des technologies critiques, l’intégration de systèmes complexes et l’assemblage d’astromobiles conçues pour évoluer dans les environnements les plus extrêmes», a précisé le Dr Antonio Delfino. Dans un monde où la mobilité de surface devient un enjeu stratégique pour les missions, le centre toulousain devrait concentrer des expertises de pointe. Cela passera par l’intégration de systèmes complexes dans des environnements extrêmes ou l’industrialisation de technologies critiques.