Après deux années très compliquées, le marché de l’immobilier repart. Globalement, les taux des crédits immobiliers se sont stabilisés, même s’ils ont été revus légèrement à la hausse début janvier 2026, de 3,20% pour un emprunt sur 15 ans à 3,60% sur 25 ans. Selon les données de PAP, la demande est repartie en 2025 par rapport à l’année précédente (+11,3%). Toutefois, cette hausse est disparate selon les villes, et dans certaines, elle est beaucoup moins marquée, comme à Paris (+3,2% seulement).

D’autant que si les prix ont baissé entre 2022 et 2024 (-10%), le prix au mètre carré reste très élevé, 9 680 euros en moyenne, et donc bien trop élevé pour de nombreux ménages. Car si les taux se sont détendus, le prix au mètre carré est confronté à une réalité : le pouvoir d’achat des Français. PAP prend l’exemple d’un couple gagnant 4 000 euros nets par mois. En se basant sur un taux à 3,20% sur 20 ans et un effort d’endettement de 35%, il peut emprunter 236 000 euros et donc s’offrir… seulement un studio. A titre de comparaison, il pourrait accéder à un T3 de 73 m² à Marseille.

Nantes, Montpellier et Marseille séduisent

Alors, les Parisiens se tournent vers la proche banlieue où, à budget comparable, ils peuvent trouver plus d’espace, dans un contexte où le télétravail s’est généralisé. Ils restent pour autant proches de leur emploi et de tous les services. Parmi les communes gagnantes ? Dans l’Ouest parisien, Asnières séduit les ménages qui ne peuvent plus accéder au XVIIe arrondissement, par exemple.

A l’Est, ceux ne pouvant plus accéder au Xe ou au XXe se tournent vers Les Lilas ou Montreuil, note PAP. Tout n’est pas perdu pour Paris, car la reprise est là. Mais elle sera plus progressive, surtout dans un contexte où les prix seront toujours aussi hauts. D’autant que, dans le même temps, d’autres métropoles sont bien plus attrayantes et ont enregistré de nombreux acheteurs ces derniers mois.

C’est le cas de Nantes (+19,5 %), Montpellier (+17,1 %), Marseille (+14,4 %) ou encore Lille (+13,4 %). Ce sont les quatre villes où la demande explose, contrairement à Lyon (-5,6%) ou Bordeaux (-2,4%). Plus de choix donc pour les futurs acquéreurs, mais un élément reste primordial : le budget !