Elles ont de quoi avoir le sourire. Les banques ont, encore une fois, réalisé une sacrée année 2021 sur le front de l’assurance emprunteur. D’après les données du cabinet de conseil Facts & Figures dévoilées ce mercredi 15 février, les établissements de crédit ont cette année-là empoché 80,2% des cotisations des particuliers sur ce type de contrat. Une microscopique perte de terrain (-0,3 point) depuis 2019, sur un marché en perpétuelle croissance et évalué à 10,8 milliards d’euros. Les emprunteurs n’ont donc pas mis en concurrence leur contrat, malgré des économies substantielles à la clé.

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Et pourtant, leurs droits en la matière ont très favorablement évolué ces dernières années. Jusqu’en 2021, ils se superposaient sur trois niveaux. L’ensemble des ménages pouvait, depuis 2010, refuser l’assurance de sa banque au moment de la signature du prêt grâce à la loi Lagarde (du nom de la ministre de l’Économie de l’époque). La loi Hamon est venue renforcer le dispositif en 2014, en instaurant la possibilité de substituer sa couverture emprunteur à celle de la banque à tout moment lors de la première année du contrat. Enfin, pour permettre aux retardataires de bénéficier d’un contrat plus compétitif, le sénateur Martial Bourquin a instauré en 2017 un nouveau droit permettant de mettre fin à son assurance à chaque échéance annuelle du contrat. Un ensemble de dispositifs cadré, leur objectif affiché étant de permettre aux emprunteurs de réaliser des économies sans pour autant diminuer leur protection. Car la substitution ne peut se faire que si le nouveau contrat contient des garanties aussi élevées que l’ancien.

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