
Faute d’acquéreurs, les ventes de logements neufs dégringolent depuis plus d’un an. Au troisième trimestre 2023, seulement 17 600 ventes d’appartements sur plan ont été signées par les particuliers, selon la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). C’est 30% de moins qu’un an plus tôt, au troisième trimestre 2022. Un signal que la crise du logement neuf perdure. Mais, surtout, que la hausse continue des prix des logements neufs pendant des années, ainsi que la remontée des taux de crédit depuis plus d’un an, ont fortement amputé les capacités des ménages à devenir propriétaires.
Dans ce contexte, de nombreux promoteurs immobiliers accumulent les stocks d’appartements neufs à vendre. Voilà pourquoi, malgré des prix affichés en catalogue qui restent en légère hausse, les candidats à l’achat immobilier peuvent certainement miser sur de jolies ristournes dans les semaines ou mois à venir. «Si l’on regarde les catalogues des promoteurs, les prix des appartements neufs sont en légère hausse, décrit ainsi Pascal Boulanger, le président de la FPI. Mais en réalité, tous les promoteurs nous disent qu’ils acceptent des négociations de prix, surtout à certains moments clés. L’époque où l’on ne regardait que les grilles tarifaires des catalogues est révolue.»
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Trois moments clés pour négocier une ristourne avec un promoteur
Les remises de prix de la part des promoteurs peuvent prendre plusieurs formes. Certains professionnels proposeront ainsi à leurs clients de payer à leur place les droits de mutation, que l’on appelle plus couramment «frais de notaire», lors de la signature de la vente immobilière. D’autres accorderont des remises de quelques milliers d’euros, limitées ou non dans le temps. Pour les investisseurs locatifs, les promoteurs offrent aussi parfois les frais de gestion du logement, ou encore une garantie en cas d’impayé de loyer.
Petite astuce : le président de la FPI signale trois moments particulièrement opportuns pour tenter d’infléchir le prix demandé par le promoteur. Le premier moment correspond au lancement du programme d’appartements à vendre, lorsque le promoteur propose ses tout premiers logements sur plan. Le second moment sensible, pour le promoteur, est celui où il approche du nombre suffisant de ventes - un taux de pré-commercialisation souvent autour de 50% des logements du programme - pour que sa banque accepte de financer le chantier de construction. Enfin, les queues de programmes, c’est-à-dire les tout derniers logements disponibles dans l’immeuble, peuvent aussi faire l’objet d’intéressantes ristournes.
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