
Quel est l’état du marché immobilier en 2026 ? Difficile de répondre à cette question, et ce pour plusieurs facteurs. Alors que la demande est de nouveau à la hausse, avec des taux qui ont légèrement baissé en début d’année, dans le même temps, les prix de l’immobilier sont aussi repartis à la hausse. Mais la crise au Moyen-Orient pourrait rebattre les cartes, la FNAIM ayant déjà alerté sur une «hausse des taux inévitable» et ses conséquences sur le marché du neuf. Pour l’heure, comme le détaille BFM, la dynamique se poursuit en 2026.
Toutefois, tout dépend du réseau d’agences. Chez Laforêt, l’année a bien démarré et le «marché immobilier a poursuivi son rebond», comme le confirme à nos confrères son président, Yann Jéhanno : +4% en quatre mois. Une hausse, certes plus modérée en un an (+18% à la même époque l’année dernière) mais avec une offre qui a bondi de 9% sur les premiers mois (notamment +11% à Paris). Ainsi, malgré un «contexte musclé», «les acquéreurs sont motivés et bénéficient de taux de crédits suffisamment raisonnables et maîtrisés», indique Laforêt.
La négociation : «un item quasiment incontournable»
En revanche, chez son concurrent Foncia, le volume de transactions s’est effrité entre janvier et mars (-3%) et surtout -8% pour le seul mois de mars. Le réseau explique ces données par le contexte géopolitique au Moyen-Orient et des taux qui «restent élevés». Mais Foncia comme Laforêt reconnaissent une chose : les délais de vente sont de plus en plus longs, respectivement 96 jours et 103 jours en moyenne. Pour quelles raisons ?
Plusieurs facteurs entrent en compte, à commencer par les négociations de plus en plus nombreuses. Selon Laforêt, elles concernent aujourd’hui huit transactions sur dix «contre six sur dix dans un marché classique et quatre sur dix lorsque le marché est faste». Autrement dit, les futurs acquéreurs négocient quasiment à chaque fois aujourd’hui avant de finaliser la vente. «La négociation est devenue un item quasiment incontournable, et non plus un acte uniquement technique.»
Si la «barre psychologique des 100 jours» a été franchie, reconnaît le patron de Laforêt, cela démontre que «les acquéreurs prennent plus de temps pour comparer les biens». Les futurs acheteurs «calculent aussi leur enveloppe, leur reste à vivre, leurs travaux, les coûts énergétiques, la fiscalité avec la taxe foncière», précise Yann Jéhanno. Dans un contexte d’inflation, c’est autant d’économies réalisées. A noter que la demande en logements F et G est de plus en plus soutenue, notamment pour leur prix, en moyenne 25% moins cher qu’un logement D.
>> Les prix de l'immobilier et loyers dans 100 villes de France (Indicateur Capital/Fnaim/Clameur)



















