Contre toute attente, Maxence vient d’hériter d’un superbe appartement dans le VIIe arrondissement de Paris, légué par une grande-tante dont il n’avait jamais entendu parler. Une bonne nouvelle ? Pas vraiment ! Sur la base d’un prix du mètre carré frôlant les 15 000 euros dans le VIIe, le bien vaut près de deux millions. Incapable de payer les droits de succession, Maxence doit se résoudre à le vendre. Mais «est-ce le bon moment, alors que la crise immobilière, qui dure depuis plus de deux ans, ne semble pas terminée ?», s’inquiète-t-il dans l’émission Le grand rendez-vous de l’immobilier (Capital/Radio Immo).

«La crise est derrière nous», rassure Dan Adler, à la tête du groupe De Ferla, spécialisé dans l’immobilier haut de gamme à Paris. Il en veut pour preuve le chiffre d’affaires réalisé par son entreprise en mai, «le meilleur mois depuis sa création», en 2012. Le type de bien dont Maxence vient d’hériter s’adresse en outre à «plusieurs catégories de clients», estime Dan Adler. D’abord une clientèle familiale, certes pas à plaindre mais qui achète à crédit, et retrouve donc des marges de manœuvre financière grâce à la baisse des taux, à un peu plus de 3% aujourd’hui, contre plus de 4% à l’automne 2023. Un «retour en force des familles» que le groupe immobilier Junot explique également par le fait qu’après une naissance, par exemple, «leurs projets d’achat immobilier ne peuvent être indéfiniment retardés». Ensuite, le magnifique appartement haussmannien de la grande-tata Léonie de Maxence, situé à deux rues de la Tour Eiffel, est très susceptible d'attirer des acheteurs étrangers, conquis par un Paris de carte postale.

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Mais attention, l’appartement ne partira pas à n’importe quel prix, prévient Dan Adler. «Il y a actuellement beaucoup de biens en vente à Paris. Ce qui distingue ceux qui trouvent preneur des autres, c’est la cohérence du prix de vente avec le prix du marché», insiste l’agent immobilier. Eh oui, ce n’est pas parce qu’un acquéreur a les moyens de débourser deux millions d’euros qu’il va acheter les yeux fermés… Maxence a d’autant moins intérêt à se montrer gourmand que le temps lui est compté pour vendre le cinq pièces de son aïeule, les droits de succession devant être réglés dans un délai de six mois après le décès.

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