
En France, plusieurs types de garants peuvent être demandés lors d’une location. Le plus courant reste le garant physique, généralement un parent ou un proche, qui s’engage à régler le loyer en cas d’impayé, un levier déterminant pour sécuriser un dossier.
Lorsqu’il rassure sur le plan financier, il facilite l’accès au logement. Il existe aussi le garant moral (entreprise, association ou établissement bancaire) dont l’usage reste marginal, ainsi que des organismes de garantie, publics ou privés.
Quand l’État se substitue au garant
La garantie Visale, proposée gratuitement par Action Logement, permet à l’État de se porter garant du locataire en cas d’impayés. Gratuite, elle s’adresse principalement aux moins de 30 ans, qu’ils soient étudiants, alternants ou jeunes actifs. Les plus de 30 ans peuvent également y prétendre sous conditions, notamment être salariés du secteur privé et justifier d’une ancienneté de six mois dans leur emploi. Depuis 2026, le dispositif couvre les loyers et charges impayés pendant une durée maximale de 36 mois, dans la limite d’un plafond de loyer variable selon la localisation, pouvant aller jusqu’à environ 1 500 euros dans certaines zones.
La garantie peut également couvrir les dégradations locatives et être renouvelée sous conditions d’éligibilité. Elle se distingue d’autres solutions comme la garantie bancaire, qui impose le versement d’une somme bloquée sur un compte dédié, assortie de frais de tenue de compte pouvant atteindre plusieurs centaines d’euros par an. «Sans garant physique, j’ai fait appel à la garantie Visale. J’ai obtenu une confirmation en moins d’une semaine, avec un plafond de loyer fixé à 1 050 euros par mois. J’ai intégré le dispositif directement dans mon dossier, que la propriétaire connaissait déjà et qu’elle a considéré comme équivalent à un garant», témoigne Élise, 27 ans, salariée du secteur privé.
Des alternatives encore inégalement acceptées
En complément, des organismes privés proposent de se substituer au garant physique moyennant une cotisation annuelle à la charge du locataire, généralement comprise entre 3% et 5% du loyer annuel. Des acteurs comme Garantme, Unkle ou SmartGarant ciblent notamment les freelances, indépendants ou salariés en période d’essai, dont les revenus sont jugés plus difficiles à évaluer. Leur acceptation dépend toutefois fortement du cadre choisi par le propriétaire.
Dans la pratique, certaines garanties peuvent être refusées malgré un dossier solide, en raison de leur incompatibilité avec l’assurance loyers impayés parfois souscrite par le bailleur. Le garant physique n’est donc plus indispensable dans l’absolu. Des alternatives existent et peuvent suffire à sécuriser une location. Mais dans un marché tendu, il reste souvent un avantage décisif face à des dossiers concurrents.
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