
La règle a été instaurée en 2018. Depuis cette date, Airbnb collecte la taxe de séjour pour les réservations effectuées sur sa plateforme dans toutes les villes qui l’ont instaurée et qui se sont inscrites auprès de l'administration fiscale (Ocsitan). Les communes l’ajustent entre 1% et 5% du prix hors taxe de la nuitée, et par personne. Elle est d’ailleurs reversée à deux reprises au cours de l’année. Selon les informations collectées par BFM, la plateforme de location touristique a collecté pas moins de 210 millions d’euros en 2025.
Cette somme, reversée à plus de 26 600 communes, est en hausse de 5% par rapport à 2024. D’ailleurs, 900 communes de plus en ont profité, même si ce chiffre est en baisse par rapport aux années 2018, 2019 et 2021. Toutefois, à l’époque, les sommes collectées étaient bien moins importantes. Une fois ce constat global réalisé, qui a touché le plus l’année dernière ? Evidemment, les grandes villes sont largement en tête à l’image de Paris qui a collecté 26,8 millions d’euros, devant Nice (5,6 millions), Marseille (3,2 millions), Lyon (2,2 millions) et Bordeaux (1,3 million).
Deux taxes additionnelles en Ile-de-France
A noter qu’en région parisienne, une taxe additionnelle est appliquée par la Région. Pour financer les transports, elle s’élève à 200% de la taxe de séjour et s’ajoute à une autre de 15% pour financer le Grand Paris Express. Sans oublier les mesures mises en place à Paris pour lutter contre les meublés touristiques, à l’image du nombre de jours de location réduit à 90 par an ou encore les quotas de meublés par quartier obligatoires.
Mais ailleurs aussi, la taxe fait les affaires de certaines régions : +102% en un an pour la Mayenne qui récupère 180 000 euros, ou encore +81% pour le Territoire de Belfort. Les Alpes-Maritimes en profitent également en glanant 15 millions d’euros, soit 35% de plus en un an. En outre, Airbnb déclare avoir reversé plus de 100 000 euros à 310 communes, tandis que certaines villes de montagne sont bien loties, de La Salle-les-Alpes aux Orres, en passant par Bagnères-de-Luchon. Pourquoi ? Car dans beaucoup d’entre elles, les meublés touristiques sont prédominants.
Si Airbnb est décrié dans certaines villes ou régions, le président de l'Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM), aussi maire de La Plagne, déclarait en mars dans Le Monde que la plateforme avait «permis de réchauffer un nombre considérable de lits» en soutenant la rénovation énergétique par exemple. Pour rappel, en avril 2025, Airbnb a été condamnée à verser 8,6 millions d'euros à la communauté de communes de l'Île d'Oléron pour des manquements relatifs à la taxe de séjour.
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