
C’est la station de ski la plus chère de France, devant Courchevel ou encore Méribel. Avec un prix au mètre carré qui était affiché à près de 14 000 euros en janvier 2025, les tarifs continuaient de bondir dans la station savoyarde. Mais visiblement, la situation ne s’arrange pas. Selon TF1, le mètre carré frôle désormais les 15 000 euros, bien loin devant Paris. Les hôtels et les villas de luxe se multiplient à l’image du «Marco Polo», un chalet luxueux loué 50 000 euros la semaine. Interrogé par les équipes de Sept à Huit (TF1), un riche quadragénaire portugais explique avoir réservé trois semaines.
Tout est prévu pour les convives : majordome, chauffeur… au total, neuf personnes qui peuvent rendre service à la famille et aux 14 personnes qui peuvent y séjourner. Le moins que l’on puisse prévoir pour le prix. A tel point que, ces dernières années, Val-d’Isère est devenue le petit paradis des riches étrangers. Que ce soit les Britanniques, les Américains, les Portugais ou encore les Danois. Une aubaine économique pour la station d’autant que les touristes ne sont pas avares en dépenses.
Impossible de construire désormais à Val-d’Isère
Cours d’œnologie, dégustation de produits locaux, soins… tout est prévu dans les chalets pour qu’ils se sentent comme chez eux, explique dans Sept à Huit le patron de l’agence immobilière Val-d'Isère Agence. Mais dans le même temps, les zones constructibles disparaissent. Il est devenu aujourd’hui impossible d’obtenir un permis de construction. La seule solution ? Surélever les bâtiments existants, ce qui ne fait pas descendre le prix des biens, loin de là.
Le problème est surtout pour les habitants de la vallée ainsi que tous les saisonniers. Car qui dit touristes, dit besoin de personnel. Or, ces derniers ne parviennent plus à se loger. Certains sont logés par leur employeur, mais pour d’autres, c’est le système D, à l’image de ce moniteur de ski obligé de vivre dans son camping-car. «On ne peut plus se loger, c'est juste pas pensable, parce que les logements sont trop chers aujourd'hui, tout est prévu pour le tourisme, mais pas pour les gens qui bossent là», explique-t-il au micro de TF1.
2 000 euros pour un simple studio
Même un studio ? Il faudrait compter environ 2 000 euros. Impensable pour lui et ses collègues. S’il gagne de l’argent en saison, il ne veut pas le dépenser entièrement dans un loyer. Plus globalement, les âmes quittent la commune. Chaque année, la population baisse et il ne reste plus que 1 500 habitants à l’année. Des irrésistibles veulent toutefois conserver leur patrimoine et résister face aux promoteurs immobiliers. «La valeur de mes vaches, de ce qu'on peut produire, des bouches qu'on peut nourrir et de la cohésion qu'on peut avoir dans ce village est bien plus importante», met en avant une des deux dernières propriétaires d’exploitations laitières de Val-d'Isère.
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