«S'il y a bien une politique en échec, c'est le logement.» Pour Bruno Retailleau, l’immobilier est tout un programme ! Davantage connu pour ses positions en matière de sécurité et d’immigration, l’ancien ministre de l’Intérieur en campagne présidentielle a ainsi dressé sa feuille de route, jeudi 28 mai, pour mieux loger les Français s’il était élu en 2027. Son objectif est de redonner le goût de la propriété, qui n’est pas un luxe selon lui, ainsi que de construire plus et moins cher !

Pour ce faire, le candidat LR compte mettre en place un pacte famille avec déduction des intérêts d’emprunt de 50 à 100% en fonction du nombre d’enfants, détaille Europe 1. Bruno Retailleau veut alors rattraper le retard de la France sur ses voisins européens. 57% des personnes sont propriétaires dans l'Hexagone contre 70% ailleurs en Europe. Il imagine également une loi d’urgence qui permettrait de rendre la liberté de bâtir aux maires en abrogeant, le ZAN, «Zéro Artificialisation Net», qui consiste à limiter la bétonisation des sols.

Bruno Retailleau veut s’attaquer aux logements sociaux

Le candidat LR estime que le système du logement social est à bout de souffle en France. Il veut que priorité soit rendue aux ménages modestes et aux travailleurs dont 70%, légèrement au-dessus des plafonds, n’y ont plus accès. Autre révolution sur ce même thème : la loi SRU, fixant le pourcentage de logements sociaux, sera dictée directement au plus près des territoires, et non centralisée à Paris.

En quelques autres chiffres, Bruno Retailleau vise 1 million de logements supplémentaires entre 2027 et 2032, contre 2 millions de logements d'ici à 2030 pour le gouvernement. Le plan de bataille serait le suivant : 350 000 grâce au statut du bailleur privé, 450 000 après la fin des interdictions liées au diagnostic de performance énergétique (DPE), 150 000 grâce à la transformation de bureaux en logements et 50 000 issus de friches, rapporte La Tribune. Enfin, le candidat promet la «tolérance zéro» pour les squatteurs, avec la mise en place d’une expulsion administrative sous 10 jours.