Les baisses de prix des parts décidées par 21 SCPI depuis juillet font grand bruit. Il faut dire que plusieurs des sociétés de gestion concernées sont des poids lourds du secteur : 18 de ces baisses ont été appliquées à des sociétés civiles de placement immobilier figurant dans le top 50 (sur un total de 200) des plus importantes capitalisations du marché. De plus, si la moyenne des dévalorisations de prix des parts est de 11,7%, huit sociétés de gestion ont acté des baisses supérieures, et trois d’entre elles (Génépierre, Accimmo Pierre et Laffitte Pierre) des diminutions allant jusqu’à 17% (voir notre infographie plus bas). Une correction forte et assez inhabituelle qui peut par conséquent interroger de nombreux épargnants : cela signifie-t-il que leur SCPI est mal gérée ? Cela va-t-il affecter le rendement qui leur sera versé ? Réponse en cinq points.

Pourquoi une SCPI abaisse-t-elle son prix de part ?

Le prix de part d’une SCPI est fixé par la société de gestion. Toutefois, ce montant à la souscription doit refléter la valeur de l’immobilier acheté. Plus précisément, l’Autorité des marchés financiers (AMF) impose que le prix d’une part se situe entre -10% et +10% de la valeur de reconstitution - qui correspond à la valeur du parc immobilier et des frais associés -, l’indicateur le plus proche de la valeur du patrimoine. Ainsi, «une SCPI peut être amenée à baisser le prix de souscription de sa part si la valeur de l’actif immobilier associé recule», explique Romain Hignard, analyste immobilier chez Rock-n-Data.

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