
Alors que les tensions au Moyen-Orient font grimper les cours du pétrole, le gouvernement surveille de près l’évolution des prix à la pompe. Invitée de TF1 ce jeudi 5 mars, la ministre déléguée chargée de l’Energie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a reconnu que certaines stations-service avaient appliqué des hausses plus fortes que la tendance observée au niveau national. «Dans certaines stations-service, les prix ont augmenté de façon supérieure à ce qu'on constate sur la moyenne nationale», a-t-elle déclaré.
La ministre réunissait ce matin les fournisseurs à Bercy avec le ministre de l’Economie Roland Lescure afin de faire «toute la transparence» sur l’évolution des tarifs. Pour le gouvernement, la question du carburant reste particulièrement sensible pour les ménages. «On sait que pour beaucoup de Français, c'est absolument essentiel. Ça touche leur outil de travail, leur capacité de déplacement, et leur pouvoir d'achat. On est donc extrêmement attentifs à leurs inquiétudes», a assuré Maud Bregeon, alors que certains automobilistes s’inquiètent déjà de la hausse des prix.
Un appel «à la modération et à la responsabilité»
La ministre a toutefois rappelé que les distributeurs disposent d’une certaine liberté pour fixer leurs tarifs : «On appelle évidemment chacun à être raisonnable. Mais il y a une liberté des distributeurs à fixer leurs prix.» Face aux inquiétudes, l’exécutif appelle les distributeurs «à la modération et à la responsabilité». Maud Bregeon n’exclut pas non plus des vérifications : «Nous mettrons tout en œuvre pour faire des contrôles, si nécessaire».
Roland Lescure avait déjà évoqué cette possibilité la veille. Pour Maud Bregeon, la situation internationale explique en partie les tensions sur les prix. «Là encore, on a tous intérêt à se serrer les coudes. C'est une guerre que nous n'avons pas choisie, mais qui a des impacts, aussi, sur la France et sur la vie de Français», a-t-elle affirmé.
Les premières évolutions se font déjà sentir à la pompe. Selon les relevés quotidiens des stations-service centralisés par Bercy, le litre de SP95-E10 s’élevait mercredi à 1,77 euro en moyenne, soit 5 centimes de plus que le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines en Iran.

















