Les rayons de nos supermarchés sont aujourd’hui envahis de produits dits «hyperprotéinés» : barres chocolatées, céréales, yaourts, pâtes, boissons… Leur promesse ? Plus de protéines pour des muscles plus développés et une silhouette affinée. Mais ces produits tiennent-ils réellement leurs promesses, et sont-ils toujours bons pour la santé ? Pour le savoir, nos confrères de Que Choisir ont analysé une centaine de références disponibles dans les enseignes françaises.

S’il est vrai que les protéines sont essentielles au développement musculaire et au maintien d’une bonne santé, augmenter leur consommation n’a, pour la majorité d’entre nous, aucun intérêt réel, rappelle l’Anses. Seules certaines populations peuvent en bénéficier : les sportifs pratiquant la musculation à haute intensité, une partie des personnes âgées, ou encore les personnes suivant un régime hypocalorique ou végétalien. Or, le constat dressé par Que Choisir est sévère.

Des promesses souvent trompeuses

Sur le plan du taux de protéines, la plupart des produits tiennent leurs promesses. Mais certaines marques vendent des produits peu protéinés à prix élevé, surfant sur l’effet marketing du «high protein». Ensuite, l’équilibre nutritionnel global laisse souvent à désirer. Les barres de céréales «protéinées» sont souvent très caloriques, trop sucrées ou trop grasses. Même constat pour certains yaourts à boire, saucissons, pâtes à tartiner et céréales : la majorité affiche un Nutri-score D ou E. En voulant faire le plein de protéines, le consommateur peut ainsi faire le plein de sucre, de sel et de gras.

Dernier point préoccupant : la majorité de ces produits sont ultra-transformés, contenant additifs, arômes artificiels et ingrédients technologiques propres à l’industrie alimentaire, loin des aliments naturels. En combinant ces critères - teneur en protéines, équilibre nutritionnel, degré de transformation - rares sont les produits vraiment recommandables. Soit ils sont déséquilibrés sur le plan nutritionnel, soit ils sont ultra-transformés, soit les quelques grammes de protéines supplémentaires se paient à prix d’or.

Pour la majorité des consommateurs, mieux vaut privilégier des sources naturelles de protéines (œufs, légumineuses, viandes maigres ou produits laitiers classiques), plutôt que de céder aux sirènes de la «protéinemania».