
Le gouvernement fait la chasse aux transports sanitaires dans l’illégalité ! En effet, la Sécurité sociale a identifié de nombreuses fraudes avec des personnels non déclarés - voire non diplômés, des véhicules non autorisés ou encore des trajets facturés sans n’avoir jamais été réalisés… Des exemples qui ont été confirmés, au micro de TF1, par Yves Mertz, ancien ambulancier qui a fondé le Syndicat national des ambulanciers privés (Synap). Celui-ci a été témoin de nombreux abus.
«Une fois, j’ai pris un patient à 8h30 du matin. Ma patronne m’appelle et me dit de mettre 6h30 sur la feuille de route. Je refuse mais elle me promet que j’aurais une prime à la fin. Elle m’explique même que comme ça, elle peut le facturer de nuit», explique Yves Mertz. À savoir, lorsque les trajets sont effectués entre 20h et 8h du matin, les travailleurs de la profession peuvent obtenir une majoration de la facture de 75%.
1 700 spécialisés pour lutter contre ces tricheries
Parmi les millions d'euros de fraude détectés l'an dernier, une grande partie concerne les taxis conventionnés, avec de faux bons de transport ou des kilomètres rajoutés. D’autres n'hésitent d’ailleurs plus à sous-traiter leurs courses à des chauffeurs de VTC, apprend-on dans le même reportage. Grâce à cette magouille, ils ont le droit à un remboursement de la Sécurité sociale.
Pour faire face à ces fraudes, le gouvernement veut rendre obligatoire la géolocalisation dans tous les véhicules de transport sanitaire. L'Assurance maladie explique également qu’elle a formé 1 700 agents spécialisés et sur des logiciels capables de détecter ces excès, comme celui qu’utilise la Mutualité sociale agricole (MSA) : «Des alertes nous permettent de détecter des transports atypiques, notamment quand on a des distances très importantes avec un transport sanitaire implanté dans un département mais un assuré à l'autre bout de la France», indique Sophie Godrie, directrice de la maîtrise des risques du contrôle médical budgétaire institutionnel à la MSA.


















