
Une grande première. Alors que la maison Gammarelli avait l’habitude d’habiller tous les papes depuis au moins le début du XXe siècle, l’atelier ne fournira pas les trois soutanes traditionnelles destinées à s’adapter à n’importe quelle morphologie de candidat encore inconnu, expliquent nos confrères de Sud Ouest. Ces dernières, de taille grande, moyenne ou petite, étaient destinées aux nouveaux pontifes. En principe, le nouveau pape passe celle qui lui convient le mieux quelques minutes après son élection. Chose qui ne sera pas faite cette année.
«Dans la tristesse du moment due au décès du pape François, le point positif était que nous pensions fabriquer les vêtements du nouveau pape», regrette Lorenzo Gammarelli, affirmant être «un peu déçu». «Nous habillons tous les papes depuis au moins le début du XXe siècle». Mais cette fois, «le Vatican nous a dit qu’il s’en était occupé», précise l’homme de 52 ans, qui dirige avec trois cousins la boutique qu’ils ont reprise en 2016. Ainsi, cette décision de la part du petit État signifie certainement que les vêtements du nouveau pape seront «ceux des conclaves précédents, parce qu’à chaque fois nous avons fait trois soutanes et qu’ils n’en ont utilisé qu’une seule».
Il pourrait s’agir d’une demande du pape François
Dans le passé, le Vatican a pu demander moins de trois habits car il lui en restait vraisemblablement de disponibles mais c’est bien la première fois qu’il n’en demande pas du tout. Lorenzo Gammarelli a émis l’hypothèse qu’il pouvait s’agir d’une demande du pape François, lui qui rejetait l’excès et détestait le gaspillage. Une volonté que ce dernier regrette certainement, alors que les portraits de papes sont partout sur les murs de sa boutique, située tout près du Panthéon. Les vitrines présentent d’ailleurs aussi des chaussettes conçues pour toutes sortes de tenues catholiques romaines.


















