Orpi au cœur d'une tempête médiatique. Une enquête a été ouverte après le dépôt de plaintes par le groupe immobilier et son dirigeant, visés par des menaces sur les réseaux sociaux. Ces faits font suite au licenciement de deux collaborateurs ayant invectivé l’eurodéputée LFI Rima Hassan, a indiqué mercredi 2 juillet le parquet de Nanterre, cité par l'AFP et rapporté ce jeudi par BFM TV. «Nous avons bien ouvert une enquête pour menaces et harcèlement en ligne, confiée au commissariat de Clichy à ce stade pour tenter d'identifier l'origine de ces messages», a précisé le parquet.

Parmi les messages reçus depuis samedi, selon une source policière : «Tu te couches devant une militante du Hamas pour faire ta com, (…) tu n'as pas de c... je te souhaite de couler petit pauvre», «une de vos agences incendiées (à Marseille dans la nuit de vendredi à samedi selon plusieurs médias, NDLR)… parce que vous préférez lécher les bottes d'islamistes, vous ne serez pas épargné». Deux plaintes ont été déposées par le dirigeant du groupe immobilier, ce qui a conduit à l’ouverture de l’enquête.

La vitrine d’une agence Orpi incendiée à Golfe-Juan

«Nous cherchons à préciser l'infraction et identifier l'origine des messages, notamment pour affiner la compétence territoriale, voire matérielle du parquet et du service d'enquête le plus adapté», a-t-on indiqué de même source. Par ailleurs, la vitrine d'une agence immobilière Orpi à Golfe-Juan, dans les Alpes-Maritimes, a été incendiée ce jeudi, vers deux heures du matin, par deux suspects à moto, selon nos confrères de BFM TV.

La polémique remonte à vendredi dernier, jour où Orpi a annoncé avoir mis fin au contrat des deux employés impliqués. Dans une vidéo publiée sur X par Rima Hassan, on voit un homme et une femme devant une agence Orpi crier le slogan pro-israélien «Am Israël Haï». L’employé s’approche ensuite d’elle et lance :«On va te la brûler ta Palestine.»

La réaction d’Orpi avait été immédiate. «Les propos tenus par l’employé de l’agence Invest Immo envers Madame Rima Hassan sont totalement inacceptables et contraires aux valeurs fondamentales que défend notre réseau. Ces paroles à caractère discriminatoire et menaçant ne reflètent en aucun cas la politique d’Orpi France», avait déclaré Guillaume Martinaud, président du groupe, dans un communiqué posté sur X.