
Pas de coup de pouce de l’Etat en vue pour les automobilistes. Face à la flambée des prix à la pompe, liée à la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement ne prévoit pas de réduire les taxes sur les carburants. C’est ce qu’a confirmé Maud Bregeon, ministre déléguée en charge de l’Energie et porte-parole du gouvernement, lors d’une interview sur RMC et BFMTV ce jeudi 19 mars. «Le scénario d'une baisse des taxes n'est pas envisagé à l’heure où l’on se parle», a-t-elle déclaré, tout en reconnaissant les difficultés rencontrées par certains secteurs.
Les transporteurs et les pêcheurs sont particulièrement touchés, ces derniers subissant une hausse significative du gasoil pêche : le prix est passé d’environ 60 centimes le litre à près d’un euro, alors que ce carburant n’est pas taxé, a-t-elle souligné. «On peut regarder les mesures qui peuvent être mises en place pour faciliter ce moment difficile. Mais là encore, je crois qu’il ne faut pas oublier la réalité de la situation budgétaire française», a-t-elle indiqué.
«Nous n’avons plus les moyens…»
La ministre a rappelé la dépendance de la France aux énergies fossiles importées : «On raffine pour 90% du gasoil que l’on consomme en France à l’extérieur de l’Union européenne, ce qui n’est pas le cas pour le sans-plomb». «On est aujourd’hui dépendant à 60% d’énergies fossiles importées», a-t-elle expliqué, insistant sur «l’urgence absolue de sortir de ces dépendances». Maud Bregeon a aussi évoqué la situation budgétaire du pays. «Nous n’avons plus les moyens du ‘quoi qu’il en coûte’ tel qu’il a été mis en œuvre il y a deux ou trois ans. Et par ailleurs, la situation n’a absolument rien à voir. Nous ne sommes pas dans la situation de 2022», a-t-elle défendu.
«On a fait le choix de ne pas augmenter l’impôt des Français lors du dernier projet de loi de finances. Et ça, c’était extrêmement important, maintenant quand on est aux responsabilités, on peut tout à fait entendre les difficultés auxquelles les gens sont confrontés, suivre et accompagner au mieux les secteurs, et en même temps avoir ce discours de vérité sur les finances publiques», a-t-elle ajouté.


















