Un secteur de la santé à la sauce libérale, voici le menu - pas vraiment surprenant - concocté par David Lisnard s’il était élu président de la République dans un an. En visite dans un établissement de santé privé du 8e arrondissement parisien, mardi 5 mai, le maire de Cannes a dressé sa feuille de route dans le domaine de la santé, proposant de «libérer la sur-administration» en supprimant les agences régionales de santé (ARS), dont la moitié «des 9.000 effectifs seraient redéployés dans les préfectures».

Afin de changer un modèle de santé qu’il juge «aujourd’hui dégradé», le président du mouvement Nouvelle Énergie a surtout axé son intervention sur la formation des médecins. «Vous avez une demande qui augmente par le vieillissement et une offre qui se réduit par le numerus clausus au point que le nombre de médecins a diminué», a-t-il présenté. En cause, la suppression du numérus clausus en 2020 pour voir apparaître un numerus apertus, «censé accroître le nombre d'étudiants admis en deuxième année de médecine après le concours en première année», comme l’explique BFMTV. Sauf que ce nouveau dispositif a été jugé insuffisant et a été supprimé dès juin 2025.

Lisnard ne veut plus de Français obligés à partir à l’étranger pour leurs études

Défendant l'idée de de former davantage de médecins sur le territoire, David Lisnard a alors dénoncé «un système de mabouls» qui contraint les Français à partir à l'étranger pour effectuer leurs études, à cause du nombre de places insuffisant sur les bancs des universités françaises.

Dans un communiqué publié sur son compte X, David Lisnard soutient que «se soigner en France est devenu une épreuve» : «Nous dépensons 12 % du PIB en santé, soit 60 milliards de plus que la moyenne européenne. Et pourtant : 87 % du territoire est en désert médical, 7 millions de Français n'ont pas de médecin traitant, [...] deux Français sur trois renoncent à se soigner.» Il termine son communiqué ainsi : «Libérer les soignants pour libérer l'accès aux soins pour tous.»