Sébastien Lecornu a désormais mis les choses au clair. Il n’y aura pas de taxe Zucman, pas de retour à l’impôt sur la fortune mais plaide au contraire pour davantage de justice sociale. Une feuille de route fiscale qui devrait convenir au maire de Cannes David Lisnard, alors que la France cherche à faire de grandes économies pour son budget 2026.

Invité de franceinfo le 24 septembre, où la question de taxer les riches n’était pas encore balayée officiellement par le nouveau Premier ministre, David Lisnard regrettait cette «doxa qui ne m’intéresse pas». «L’objectif de la France est de redresser ses comptes, de lutter contre l’injustice sociale qui fait que l’on enferme des gens dans des trappes à pauvreté dans le pays le plus redistributif au monde», a-t-il justifié pour montrer son désaccord. «Nous avons un pays qui redistribue le plus, avec la politique sociale la plus élevée», a-t-il également évoqué, avec «900 milliards d’euros par an de politique sociale, soit 33% du PIB».

«Être compétitif», priorité de David Lisnard

Plutôt que de savoir si «taxer les riches est un impératif politique», lui demande le journaliste, le président de l’Association des maires de France préfère ainsi se demander «comment peut-on créer plus de richesse, plus de revenus, et surtout ne pas taxer, non pas les riches - c’est une formule moralisante - mais l’investissement ?» et ainsi «être compétitif».

David Lisnard prend alors l’exemple de salariés du groupe LVMH, qui lui auraient partagé leur «fierté de travailler dans cette boîte» et qui ne contestant pas «le beau niveau de salaires qu’ils avaient». Pourtant, aime à rappeler David Lisnard, «LVMH paie 40% de son impôt sur la société mondial en France» alors qu’il fait «8% de son chiffre d’affaires» dans le pays. Le maire de droite refuse alors «de faire des postures morales» et «de trahir les gens en leur faisant croire qu’il y a toujours un trésor caché».