Nombre de transactions en chute libre, prix qui s’érodent... Depuis le début de l’année, le marché immobilier est moins dynamique, en raison de l’envolée spectaculaire des taux d’intérêt des crédits. «Ils continuent de progresser et sont actuellement à 4,40% en moyenne sur vingt ans, contre 3% au premier trimestre et 1% début 2022», confie Ludovic Huzieux, fondateur d’Artémis Courtage.

Si cette conjoncture est très défavorable aux acquéreurs de résidence principale, elle l’est un peu moins pour les investisseurs. D’abord parce que ceux qui ont la chance de disposer d’un capital sont en position de force. «Les acquéreurs qui achètent sans condition suspensive de crédit négocient avec des décotes supérieures à la moyenne du marché», affirme Gilbert Chouchana, directeur de Laforêt Paris XIVe. Ensuite parce que ceux qui achètent à crédit peuvent déduire les intérêts d’emprunt de leurs revenus fonciers. «L’impact de la hausse des taux d’intérêt est donc un peu moindre pour eux», remarque Pierre Brunet, conseiller en gestion de patrimoine chez Alter-Invest.

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