C’est une taxe qui pèse de plus en plus lourd dans le budget des ménages : la taxe foncière. Selon les chiffres de Meilleurtaux dévoilés par Capital, elle ne cesse d’augmenter depuis la suppression de la taxe d’habitation et s’élevait en moyenne à 118 euros par mois pour un logement de 70 mètres carrés en 2024. Dans certaines villes, elle représente parfois deux mois de crédit. Et la facture peut être encore plus lourde quand un préfet décide de l’augmenter par lui-même.

C’est ce que viennent d’apprendre les habitants de la commune de La Penne-sur-Huveaune dans les Bouches-du-Rhône, raconte BFMTV. En 2025, la taxe foncière devrait augmenter de 18 points, une hausse énorme alors que certains propriétaires rappellent qu’elle a déjà augmenté de 15% en deux ans, soit 33 points en trois ans. Résultat, cette année, la taxe foncière va passer de 46% à 64%, précisent nos confrères.

Un déficit énorme, le maire rejette la faute sur son prédécesseur

«On va encore prendre plusieurs points sur la taxe foncière, donc ça commence à être très compliqué financièrement pour les propriétaires et les commerçants», explique un propriétaire au micro de BFMTV. Pourtant, cette décision n’a pas été prise par le maire, mais par le préfet des Bouches-du-Rhône. Selon Georges-François Leclerc, qui s’est appuyé sur les recommandations de la Chambre régionale des comptes, cette augmentation était nécessaire afin de redresser les comptes de la commune. Il met en avant un important déficit.

Le maire de La Penne-sur-Huveaune s’y oppose, mais il n’a pas vraiment le choix puisque la ville a été placée sous tutelle de la préfecture. Selon cette dernière, cette nouvelle hausse permettrait de générer pas moins de 1,5 million d’euros. Mais d’après le maire actuel, cette situation est due en partie aux factures laissées par l’équipe qui l’a précédé. Cette augmentation va-t-elle faire fuir des habitants ? Certains y pensent et critiquent quand même la mairie : «Je suis en colère, j’ai envie de démanger sur le champ», se désole une habitante.

Elle n’hésite pas à critiquer : «Ils continuent de vouloir faire des Padels et ça n’intéresse personne dans le village, absolument personne. Tout le monde est contre et ils continuent de vouloir dépenser de l’argent comme ça.» Un son de cloche partagé par un autre administré : «C’est un peu comme au niveau de l’état, en ce moment, c’est toujours ‘il n’y a pas d’argent, il n’y a pas d’argent’ (…) il manque toujours de l’argent, mais on ne sait pas où il va.» Le maire a deux mois pour contester l’arrêté.