Depuis dix ans, la liste des communes soumises à la taxe sur les logements vacants (TLV) n’avait quasiment pas évolué. Cette taxe, en vigueur depuis le 1er janvier 1999 (CGI. art.232), poursuit l’objectif d’inciter à la mise en location ou à la cession des logements dans les zones où la pression immobilière est la plus forte. Mais face au renforcement des difficultés des ménages d’accéder au parc résidentiel dans de nombreuses régions, l’Assemblée nationale a voté, en loi de finances pour 2023, une profonde “mise à jour” de cette liste de communes. Une actualisation clarifiée dans un projet de décret d’application que Capital a pu consulter.

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Depuis un décret de mai 2013, la taxe sur les logements vacants s’applique “dans des communes appartenant à une zone d’urbanisation continue de plus de cinquante mille habitants où il existe un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements entraînant des difficultés sérieuses d’accès au logement sur l’ensemble du parc résidentiel existant”, rappelle le Code général des impôts. Des difficultés qui s’illustrent, par exemple, par un niveau de loyers élevé, un prix du marché important pour l’acquisition de logements anciens, ou encore par un nombre conséquent de demandes de logements sociaux non satisfaites. Pour rappel, la TLV est due par les propriétaires ou usufruiters de logements vacants à usage d’habitation depuis au moins une année, au 1er janvier de l’année d’imposition. Elle est calculée à partir de la valeur locative du bien.

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