Toujours mieux que rien. Un budget voté, même s’il est loin d’être satisfaisant. Un gouvernement qui parvient à durer plus de six mois après une interminable crise politique marquée par des motions de censure à tout va suite à la malencontreuse dissolution de 2024. Une croissance plus résiliente que prévu, autour de 1%, et même une inflation modérée (+0,9% en 2025), gage de pouvoir d’achat pour les ménages et de compétitivité pour les entreprises…

Après des mois d’instabilité peu propices au business, un calme relatif semblait enfin pouvoir advenir en ce début d’année, offrant aux chefs d’entreprise de la visibilité, cet élément indispensable pour pouvoir investir et embaucher. Patatras : cet espoir s’est volatilisé le 28 février dernier avec les premières frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, déclenchant l’embrasement du Moyen-Orient et un conflit à l’issue incertaine mais aux effets déjà manifestes, à commencer par la flambée des cours du pétrole et du gaz. De quoi plonger de nouveau le monde des affaires dans l’expectative. Si l’activité venait à ralentir fortement ces prochains mois, le marché de l’emploi risquerait d’en pâtir. Une mauvaise nouvelle pour tous ceux qui recherchent un job. Or, depuis quelque temps, ils sont de plus en plus nombreux dans cette situation.

Et dire que durant sa dernière campagne présidentielle, en 2022, Emmanuel Macron affichait pour objectif le plein-emploi à la fin de son second quinquennat, au vu des performances réalisées durant son premier mandat. Soit un taux de chômage autour de 5% de la population active, compte tenu d’une part incompressible d’inactivité. Depuis sa victoire en 2017, ce taux n’était-il pas déjà passé de 9,5% à 7,4% ? Il suffisait de réitérer la même chose avec une politique de l’offre pour stimuler la croissance et des réformes pour fluidifier le marché du travail et inciter les chômeurs au retour à l’emploi. Fin 2023, le même râlait pourtant en demandant à tout le monde de se réveiller : «Le plein-emploi, nous n’y sommes pas !»

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