La grossesse représente un risque pour les femmes dans le monde du travail. Nombreuses sont celles qui craignent un licenciement abusif ou la rupture de leur période d’essai. Celle-ci est de quatre mois pour les employés et de huit mois pour les cadres. Jusqu’ici, rappelle Culture RH, si une personne enceinte voyait sa période d’essai rompue, elle devait prouver que c’était à cause de sa grossesse pour espérer un dénouement judiciaire en sa faveur.

Il faut dire que l’article L1132-1 du Code du travail interdit toute discrimination liée à la grossesse, bien que cela ne soit pas encore toujours garanti. Or, un arrêt rendu par la Cour de cassation le 25 mars 2026 rebat les cartes. Une salariée en période d’essai de quatre mois, renouvelée deux fois, a été licenciée après avoir déclaré sa grossesse. Cette décision exige maintenant plus de clarté dans les ruptures de contrat.

Retournement de la charge de la preuve

Concrètement, il est toujours possible de licencier une femme enceinte lors de sa période d’essai si son travail n’est pas à la hauteur. Mais il faudra le prouver. Les employeurs et RH devront s’appliquer à noter les objectifs en amont et à observer les manquements des salariés pour avoir de quoi justifier un licenciement. Cela retire à la femme enceinte concernée la charge de devoir prouver que son licenciement est lié à sa grossesse.