Un an que cette menace prend forme. Les 3 et 4 mars prochains, l’Union française pour une médecine libre (UFML), le syndicat des médecins ultra-libéraux, organise les assises du déconventionnement. Un événement prévu de longue date… bien avant les négociations conventionnelles entre les docteurs et la Sécu, qui se sont soldées par un échec. Ce rendez-vous rassemblera des médecins tentés de se désolidariser de l’Assurance maladie pour renouer avec une liberté tarifaire… quitte à créer un système de santé à l’anglaise.

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“Allez-y, on comptera les points à la fin de la partie !”, s’agace Gérard Raymond, président de France Asso Santé, l’association qui représente les usagers du système de santé. C’est “pénaliser encore plus les Français, créer une médecine à deux vitesses. Seuls les riches pourront se soigner. Ce n’est pas ça, l’esprit de la Sécurité sociale”, a estimé le ministre de la Santé et de la Prévention, François Braun, lundi 27 février au micro de France Inter. L’ex-urgentiste ne craint pourtant pas une vague massive de médecins déconventionnés…. À tort ?

Un ultimatum pour faire plier le gouvernement

“La menace est réelle. Il n’est pas question d’un déconventionnement individuel mais collectif”, soutient le Dr Jérôme Marty, président de l’UFML. Ce médecin généraliste qui exerce à Fronton (Haute-Garonne) espère bien convaincre “15 à 20.000” docteurs de claquer la porte des caisses primaires d’Assurance maladie (CPAM).

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