
Personne ne s’y attendait et pourtant, Sébastien Lecornu est toujours à Matignon après cinq mois. À cette occasion, le Premier ministre a reçu la presse régionale. Lors de cet entretien, il est revenu sur sa volonté de diriger le gouvernement de manière différente. Il assure avoir «la conviction qu’il faut davantage partager le pouvoir : avec les partenaires sociaux, les élus locaux et les parlementaires. Méthode nouvelle de gouvernement en somme pour sortir de la crise».
Pour Sébastien Lecornu, plusieurs conclusions sont à tirer de sa méthode. «La principale, depuis la dissolution, est claire : il existe bien une majorité pour voter des textes de compromis. Le vote du budget de la Sécurité sociale l’a montré, c’est une première depuis 2022», se félicite le chef du gouvernement. Celui-ci regrette néanmoins que «la majorité de droite» au Sénat n’ai pas fait plus «preuve de sens collectif. Elle a finalement privé l’institution sénatoriale de tout rôle dans la sortie de crise».
Des compromis difficiles quand il s’agit de faire des économies
Sébastien Lecornu regrette aussi l’opposition de LFI et du RN «au fonctionnement même du Parlement et donc à nos institutions». Mais cette méfiance envers la politique menée par le Premier ministre existe aussi au sein de ses propres rangs. «On peut identifier plusieurs milliards d’euros d’économies, mais au moment de les voter et de les assumer, les volontaires sont moins nombreux», se défend-il. Le chef du gouvernement, qui plaidait pourtant pour plus de compromis avant d’avoir recours au 49.3, assure que «le compromis, ce n’est pas renoncer à ses convictions. C’est accepter de trancher dans le réel, plutôt que dans les slogans».



















