Le porte-avions Charles de Gaulle va quitter la mer Méditerranée pour rentrer à Toulon dans les prochains jours, rapportent nos confrères de BFMTV auprès d’une source militaire. En effet, le navire militaire français subira, début juillet, une période de réparation. Déployé dans la mer Méditerranée orientale depuis son départ de Toulon, le 27 janvier dernier, le porte-avions sera remplacé par le porte-hélicoptères Mistral. Par ailleurs, la frégate de défense aérienne (FDA) qui accompagnait le porte-avions sera elle aussi remplacée par un navire similaire.

Pour rappel, Emmanuel Macron avait annoncé, début mars, le déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée face à la «situation instable» au Moyen-Orient. Si sa présence est principalement dissuasive, elle doit aussi servir à une éventuelle évacuation si la situation sur place devenait plus critique. Une base navale française située à Abou Dhabi avait notamment été touchée par une attaque de drone iranien. Pour renforcer sa présence au Moyen-Orient, le navire français avait même franchi le canal de Suez, début mai, pour se diriger vers la mer Rouge, au large du Yémen, pour se rendre aux abords du détroit d’Ormuz, point stratégique du commerce maritime mondial, au cœur des tensions entre les Etats-Unis et l’Iran.

Le seul porte-avions à propulsion nucléaire hors États-Unis

Mis en service en 2001, le porte-avions Charles de Gaulle est l’atout principal de la marine française et demeure le seul porte-avions à propulsion nucléaire au monde, hors Etats-Unis. Il mesure 261 mètres et fait 64 mètres de large. Il peut voyager à une vitesse moyenne de 22 nœuds, soit environ 40 km/h, et parcourir environ 1 000 kilomètres quotidiennement. Propulsé par deux réacteurs nucléaires K15, le porte-avions dispose d’une très grande autonomie et peut accueillir près de 2 000 marins.

Sur le plan opérationnel, il est capable d’embarquer jusqu’à 40 aéronefs et maintenir un rythme de lancement particulièrement soutenu, avec un décollage toutes les trente secondes. Ses catapultes à vapeur lui permettent en outre de mettre en œuvre des appareils plus lourds, chargés de carburant et en armement. Le navire embarque généralement un avion de veille aérienne E-2C Hawkeye, ainsi que des hélicoptères Eurocopter Dauphin et NH90 Caïman dédiés aux missions de sauvetage et de lutte anti-sous-marine.