Oubliez la viande de synthèse, les pilules magiques et le robot de service. Le restaurant de 2050 sera convivial et gourmand, ou ne sera pas. Nous mangerons mieux, mais l'intelligence artificielle n’aura pas pris le pouvoir sur nos assiettes. Bien au contraire. Dans la gastronomie on se prépare certes à une transition radicale, pour ne pas épuiser les ressources et s’adapter à la nouvelle donne agricole, mais sans perdre de vue le plaisir.

Et ça commence par un renversement de la préséance. «Le végétal sera la star de l'assiette, le légume sera sexy et travaillé en majesté, tandis que la viande accompagnera le plat comme un condiment précieux», promet Fanny Giansetto, maîtresse de conférence à l'université Paris 13 et cofondatrice du label Ecotable. Alain Passard, Jean-François Piège et Manon Fleury ne donnent-ils pas le ton depuis vingt-cinq ans ? Les algues, comme la spiruline, riches en nutriments et cultivables sans eau douce, auront aussi la cote, en plus d’être décoratives, grâce à leur robe vert émeraude. «Tout ça est très enthousiasmant», se réjouit Fanny Giansetto, qui peut citer des dizaines de recettes ancestrales revisitées : carottes au bœuf, lentilles au tout petit salé, choucroute du moment…

La suite est réservée aux abonnés
Offre spéciale -30% avec le code HIVER26
  • Accès à tous nos articles pour comprendre l’économie
  • Des conseils pratiques et solutions concrètes pour gérer vos finances
  • Lecture immersive, publicité limitée
  • Sans engagement