
Les propriétaires de meublés touristiques doivent absolument signaler leur bien lors de leur déclaration de revenus 2025 pour les impôts 2026. Pour le faire, plusieurs moyens sont possibles : en ligne, sur le service de télédéclaration de la commune où se situe le logement ou en renvoyant à la mairie le formulaire Cerfa n° 14004. Mais dépêchez-vous. Selon le site Se Loger, la date butoir pour le déclarer a été fixée au 20 mai 2026. Une fois cette limite dépassée, les contribuables s’exposent à une amende de 5 000 euros.
Cette année, plusieurs changements sont à prévoir pour les loueurs de meublés touristiques. Avec la loi de finances 2026, le plafond de chiffre d’affaires pour les meublés touristiques classés au régime micro-BIC a été modifié. Pour les non classés, il ne faut pas dépasser 15 000 euros contre 77 700 euros précédemment et 83 600 euros pour les meublés de tourisme classés (gîtes et chambres d’hôtes). Après ces seuils, le régime réel s’applique avec des obligations déclaratives plus étendues.
Les prélèvement sociaux augmentent
Le pourcentage d'abattement - mis en place par l’administration fiscale pour le régime micro-BIC soumis à des charges d’exploitation - varie aussi en fonction du type de location. Le pourcentage s’élève à 30 % pour les meublés de tourisme non classés et 50 % pour les meublés de tourisme classés. Le montant brut des revenus locatifs est à déclarer sur le formulaire 2042 C-Pro.
Les loueurs en meublés non professionnels (LMNP) et professionnels (LMP) sont soumis à une autre nouveauté : celle du taux des prélèvements sociaux. Ce dernier a été rehaussé de 1,4 point, passant de 17,2% à 18,6%, à cause de l’augmentation de la CSG. Les prélèvements sociaux restent ainsi à 17,2 % pour les loueurs en nu et pour les plus-values immobilières.
Pas de changement pour le régime réel
Le calcul de la plus-value immobilière en 2026 repose toujours sur un principe simple : la différence entre le prix de vente et le prix d’achat. Mais une nouveauté change sensiblement la donne pour les propriétaires bailleurs en meublé. En cas de revente d’un bien exploité sous ce régime, les amortissements pratiqués durant la location devront désormais être réintégrés. Concrètement, cela augmente mécaniquement la base imposable et donc la taxation finale.
Sur le plan administratif, c’est le notaire qui se charge de compléter le formulaire n° 2048-IMM-SD afin de déclarer le montant de la plus-value. Le propriétaire doit ensuite reporter ce chiffre dans la case 3VZ de la déclaration 2042. En revanche, le régime réel, qui permet de déduire l’ensemble des charges pour leur montant exact et d’amortir le bâti (hors terrain), le mobilier ou encore certaines dépenses de travaux, ne change pas. Comme chaque année, les contribuables doivent renseigner les charges engagées et les amortissements comptabilisés dans la liasse fiscale (formulaires 2031 et 2033), ainsi que dans le document 2042 C-Pro.
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