
Les pistes envisagées par le gouvernement sont nombreuses pour lutter contre les arrêts maladie. Rien qu’en 2025, ils ont coûté pas moins de 12 milliards d’euros à la Sécurité sociale. Et si un abaissement du plafond des indemnités journalières est envisagé, les députés ont adopté le 7 avril deux mesures contre les arrêts de travail dans le cadre du projet de loi de lutte contre les fraudes sociales et fiscales. La première prévoit la suspension des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale en cas de contre-visite médicale.
L’autre prévoit l’interdiction d’un second renouvellement des arrêts de travail en téléconsultation. Mais l’une comme l’autre a peu de chances de passer, le Conseil constitutionnel ayant déjà retoqué des mesures similaires dans le passé. Faut-il aller plus loin, comme interdire complètement les arrêts maladie délivrés en visio ? C’est ce que pense Olivier Truchot. Sur le plateau des «Grandes Gueules», sur RMC, le journaliste considère qu’en «France, c'est open bar sur les arrêts maladies. On a permis grâce à la téléconsultation de garnir le bar. Buffet à volonté !», a-t-il lâché.
Des arrêts limités à six mois en Italie
Co-présentateur de l’émission avec Alain Marsahll, le journaliste de RMC et BFM a fait un constat sans détour : «De toute manière c’est remboursé, c’est un puits sans fond.» Sur le plateau, il a aussi expliqué avoir appris ce jeudi «qu'on pouvait avoir un arrêt maladie jusqu'à trois ans en France» alors que c’est, par exemple, plafonné à six mois en Italie. «A la place de l’employeur, comment gérer ça ?», s’est-il interrogé.
Avec une once de provocation, Olivier Truchot a ensuite réclamé la fin de «l’open bar en 2027», sinon, les Français ne doivent plus se plaindre : «Vous ne vous plaignez pas de payer des impôts, qu'il y ait autant de charges sur les salaires, des cotisations, de l’Urssaf, etc. Parce que c’est open bar», a-t-il lancé. Le sujet des arrêts maladie est aujourd’hui pris à bras-le-corps par le gouvernement. La dernière loi de financement de la Sécurité sociale 2026 prévoit que ces arrêts soient limités à un mois et leur renouvellement à deux mois.
Si un décret doit paraître en juillet, l’application de ces nouvelles règles pourrait être effective au mois de septembre. Pour mettre fin aux arrêts de travail de longue durée, le gouvernement songe également à renforcer le mi-temps thérapeutique. L’abaissement des indemnités journalières ainsi que celui du délai de carence est également évoqué. Reste à trouver un terrain d’entente au Parlement, ce qui est loin d’être gagné étant donné les oppositions sur le sujet.




















