
Un sacré jackpot en compensation ! Un employé de l’entreprise Pilkington United Kingdom Limited a obtenu plus de 329 000 £, soit 380 000 euros, de dommages et intérêts après avoir été licencié pour faute grave par son employeur de longue date.
Originaire de St Helens, proche de Liverpool, Alan Jones, 59 ans, souffre d’une neuropathie radio-induite, maladie incurable consécutive à un traitement contre le cancer subi dans les années 80. Il est reconnu comme travailleur handicapé puisque cette pathologie a provoqué sur lui une fonte musculaire sévère au niveau de son épaule, ainsi qu’une dépression associée. C’est d’ailleurs ce qui a conduit, en 2019, Alan à être en arrêt maladie, indique le Liverpool Echo.
Des accusations infondées qui coûtent très cher
Et cet arrêt de travail a tourné au vinaigre pour Alan Jones. En effet, son entreprise l’accusait d’avoir exercé une activité rémunérée pour un autre employeur durant cette période d’incapacité. La direction avait lancé une opération de surveillance à son insu à la suite de signalements anonymes. Les images récoltées montraient l’homme de 59 ans en train d’accompagner un ami pour une livraison, relate L’Indépendant, «soulevant brièvement un sac de pommes de terre et manipulant un tuyau d’arrosage».
Le tribunal a souligné que l’entreprise avait pris la décision de le licencier en octobre 2019 sans avoir préalablement sollicité un avis médical pour vérifier si ces actions prouvaient une aptitude au travail. Soutenu par son syndicat, Alan avait entamé une procédure pour discrimination fondée sur le handicap. En août 2021, le tribunal a alors tranché en sa faveur.



















