C’est une première pour les forces britanniques. Il est encore très tôt, dimanche 14 juin, quand l’armée a intercepté un pétrolier soupçonné de faire partie de la flotte fantôme russe, dans la Manche. Avec l’appui des forces françaises, ainsi qu’un soutien aérien, l’opération a duré six heures. Selon un communiqué du ministère britannique de la Défense, celle-ci est la première menée par le Royaume-Uni depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, rapporte Ouest-France, accompagné de la vidéo de l'intervention : «Lors de la première opération de ce type dirigée par le Royaume-Uni, le navire SMYRTOS a été arraisonné par des commandos des Royal Marines et des agents des forces de l'ordre spécialement formés de l'Agence nationale contre le crime, malgré les efforts de la russie pour contourner les sanctions et continuer à alimenter sa guerre barbare en Ukraine.»

Dans un message publié sur X, le Premier ministre Keir Starmer a qualifié cette opération de «réussie», portant «un nouveau coup à la Russie». Le ministre de la Défense britannique, Dan Jarvis, a ajouté que «la Russie s’appuie sur sa flotte fantôme pour financer son conflit en Ukraine et notre interception porte un coup à la guerre illégale de Poutine». Ces arraisonnages de navires de la flotte fantôme russe «permet de s'attaquer directement aux ressources qui alimentent l'agression de la Russie en Ukraine et de réduire sa capacité à menacer la sécurité en Europe et au-delà», a-t-il poursuivi.

Kiev félicite l’opération britannique

Cette intervention a rapidement été félicitée par Kiev : «La flotte fantôme de la Russie est un instrument de guerre. Chaque navire arrêté signifie moins d'argent pour la machine de guerre de la Russie. Couper ces sources de revenus contribue à réduire la capacité de la Russie à financer des attaques de missiles et de drones contre les villes ukrainiennes», a écrit le ministre ukrainien des Affaires étrangères, sur X.