L’ultime tour des négociations pourrait bien se solder par un échec. À la veille des deux dernières réunions programmées par l’Assurance maladie avec les syndicats représentatifs des médecins libéraux, Capital s’est procuré la première ébauche rédactionnelle de la convention médicale. Ce texte doit encadrer l’exercice des blouses blanches et notamment fixer les tarifs des consultations pour les cinq prochaines années. Malgré les plaintes des docteurs concernant la dernière proposition tarifaire de la Sécu, le compte n’y est toujours pas.

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D’abord, à moins d’une semaine de la date butoir, le document reste très parcellaire alors que les syndicats signeront - ou pas - la convention le 28 février. “En 2016, les premières ébauches de tout ou partie du texte étaient transmises aux syndicats six semaines avant la fin des négociations”, soupire le Dr Franck Devulder, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF). En l’état actuel, le document attise les tensions. “Il suffit de voir le nombre de pages consacrées aux sanctions et celles aux petites valorisations… Ou comment faire capoter une négo !”, s’emporte le Dr Sophie Bauer, présidente du syndicat des médecins libéraux (SML).

Vers un durcissement des sanctions

Effectivement, une dizaine de pages détaille les sanctions encourues par les médecins qui dérogent à leurs engagements. Il est question de suspension des droits à pratiquer des dépassements d’honoraires, mais aussi de la participation des caisses d’assurance maladie à la prise en charge de certains avantages sociaux, voire de déconventionnement ferme ou avec sursis.

Si jusqu’ici rien ne change avec la convention actuellement en vigueur, une nouvelle sanction s’ajoute à la liste. Celle-ci consisterait en l’arrêt du versement d’une ou plusieurs rémunérations prévues par la convention. Comme le forfait patientèle médecin traitant, un dispositif visant à inciter financièrement les médecins à suivre davantage de patients dans la durée. “On est clairement dans l’abus de pouvoir !, s’émeut le Dr Sophie Bauer. Aujourd’hui, la Sécu peut nous récupérer certains indus. Là, elle pourrait nous stopper un certain nombre de forfaits.”

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