La guerre au Moyen-Orient perturbe le commerce mondial. Avec la fermeture du détroit d’Ormuz, ce qui passait initialement par la région doit trouver des alternatives. Ainsi, comme le rapporte La Tribune, les conteneurs ne traversent plus le détroit d’Ormuz en bateau. Ils sont déchargés et prennent la route, à travers le désert. Des milliers de camions ont pris le relais. Alors que le chemin entre le canal de Suez et le détroit d’Ormuz était tout tracé jusqu’à la fin du mois de février, les marchandises touchent désormais terre sur la façade occidentale de la péninsule Arabique.

Plusieurs ports sont devenus de véritables hubs du commerce mondial et portes d’entrée vers les territoires coupés de façade maritime directe par la guerre. C’est le cas de Khor Fakkan, aux Émirats arabes unis. Selon le Wall Street Journal, une centaine de camions y transitait chaque jour avant le blocage du détroit. Aujourd’hui, ils sont près de 7 000. Les corridors terrestres, par les camions ou les trains, ont pris le relais pour relier la mer Rouge au Golfe.

Une alternative plus chère et moins efficace

Mais si cette solution permet d’éviter des pénuries à travers le monde, cela ne veut pas dire qu’elle soit efficace. Comme le constate Yves Guillo, expert des chaînes d’approvisionnement au cabinet Efeso, «les temps de transport se sont allongés entre l’Asie et l’Europe de deux semaines en moyenne». Il ajoute à nos confrères que les coûts aussi ont augmenté «parce qu’il faut 30 à 50% de carburant en plus, et 10 à 20% de bateaux supplémentaires pour assurer les mêmes fréquences de passage». Ainsi, un conteneur standard aurait augmenté de 14% en un an en avril 2026.