
Sa date de départ n’est pas encore connue, mais Shein et le BHV Marais, c’est bientôt terminé. Moins d’un an après son arrivée au sein du prestigieux grand magasin parisien, le géant de la fast-fashion va quitter le sixième étage du bâtiment de la rue de Rivoli, a appris Le Parisien. Si ce partenariat avait fait polémique, le directeur de la Société des grands magasins (SGM), Frédéric Merlin, avait jusqu’alors assumé. Auprès de nos confrères, il confirme avoir «accepté» l’offre de reprise du magasin, parmi plusieurs propositions.
Le repreneur ? Ce sera Karl-Stéphane Cottendin. Il était jusqu’alors directeur général du groupe et du BHV, le groupe SGM lui avait en effet confié la direction après le départ d’Emmanuelle Claverie-Veysset en avril 2025. Dans Le Parisien, il ambitionnait déjà à l’époque de faire redevenir le BHV «le magasin préféré des Parisiens». Auprès de nos confrères, il reconnaît aujourd’hui que «Shein au BHV Marais était une erreur» et espère un départ de Shein «idéalement» d’ici la fin de l’année.
Karl-Stéphane Cottendin veut faire du BHV «un magasin de la vie»
Accompagné de sa directrice des marques et du marketing, du directeur artistique et de la directrice des ressources humaines, Karl-Stéphane Cottendin a expliqué son choix : «L’équipe dirigeante et moi-même quittons le groupe SGM parce que nous avons la conviction qu’il y a une autre histoire à écrire, d’un autre BHV qui retrouve ses clients, qui renoue avec les codes du commerce.» Comment répondre à la grogne alors que les marques ont déserté ces derniers mois et que les impayés se sont multipliés ?
Le nouveau directeur du magasin évoque un «plan de relance» qui permettra de «régler les fournisseurs» ainsi que les «dettes». Karl-Stéphane Cottendin veut surtout rebâtir «un magasin de la vie plutôt que dédié au shopping», et confirme ses projets de halle alimentaire ainsi que de parapharmacie qu’il avait déjà évoqués. Loisirs créatifs, maison, literie, culinaire et bricolage devraient conserver une bonne place dans le nouveau projet, contrairement à la mode. Mais avant cela, il faudra discuter de ce projet avec le nouveau propriétaire des murs : le fonds d’investissement canadien Brookfield.
Un «acte responsable», concède Frédéric Merlin
De son côté, Frédéric Merlin «assume» auprès du Parisien. «J’assume que suite aux rebondissements, à l’affaire Shein, le nom de Frédéric Merlin était peut-être un handicap pour l’avenir du BHV. C’est un moyen de sortir par le haut. J’ai conscience qu’on a un peu semé la zizanie. C’est un acte responsable de prendre cette décision.» Karl-Stéphane Cottendin a précisé que les salariés pourraient devenir actionnaires. En revanche, les cinq BHV de province ne sont pas concernés par le départ de Shein.




















