Échapper à la taxation des produits d’épargne financière (lire page 10 les différents cas de figure) n’est pas aussi compliqué qu’on l’imagine. Il suffit de mettre à profit la flopée d’enveloppes défiscalisées existantes. Ouvrez au moins un plan d’épargne en actions (PEA) et une assurance vie multisupport, même si vous n’y investissez au départ qu’une somme modique, par exemple 500 ou 1 000 euros. Le principal est de prendre date.

Dans le premier cas, vos plus-values et dividendes d’actions à venir seront exonérés d’impôts après seulement cinq ans, et dans le second cas, l’ensemble des gains accumulés (issus de la Bourse, de supports immobiliers ou du fonds en euros sans risque du contrat) pourront éviter l’impôt après huit ans. Le plan d’épargne retraite (PER) octroie lui aussi des avantages fiscaux. Mais il a un inconvénient de taille : sauf exception, l’épargne investie sur le plan est bloquée jusqu’à l’âge de votre départ en retraite.

Le bon plan de l’assurance vie

Une oasis fiscale après huit ans pour les plus-values et intérêts. Avec son fonds en euros dépourvu de risque et dont le rendement 2023 excède encore largement le seuil des 3% pour les meilleurs d’entre eux, l’assurance vie a la réputation d’être un placement de bon père de famille. Mais avec les contrats «multisupports», ultramajoritaires aujourd’hui sur le marché, on peut aussi investir dans l’immobilier, avec des SCPI, mais aussi en Bourse, via des fonds d’actions ou d’obligations couvrant toutes les grandes régions du monde (Europe, Etats-Unis, Asie…). Cela en franchise d’impôts ­– mais pas de taxes sociales –, à condition de rester investi sur le contrat pendant une durée minimale de 8 ans.

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