Une bien mauvaise nouvelle. La guerre au Moyen-Orient n’a pas uniquement des conséquences pour les prix des carburants. Le taux d’intérêts de la dette française à échéance à dix ans a augmenté de 3,81%, lundi 23 mars. Ce niveau n’avait plus été observé depuis 2009. En cause : la crainte d’un retour d’une très forte inflation. L'Hexagone n’est pas le seul pays qui observe une hausse importante en la matière, toute l’Europe est concernée, note BFMTV.

Lorsque les prix grimpent fortement, la valeur réelle des sommes versées par les emprunteurs est plus élevée. Les créanciers veulent, dès lors, bénéficier de taux d’intérêts plus avantageux pour compenser cet écart soudain. En France, c’est l’Agence France Trésor qui a la responsabilité de gérer la dette de l’État. Elle doit «couvrir le financement de l'État au mieux des intérêts du contribuable et dans les meilleures conditions possibles de sécurité», explique-t-elle sur son site.

À quoi servent les emprunts d’État ?

Si l’État emprunte sur les marchés c’est pour répondre à deux impératifs : financer son déficit budgétaire et rembourser la part de sa dette arrivant à échéance. «Pour le remboursement, l’État verse une fois par an sous forme de coupons les intérêts au détenteur d’un titre. Le capital prêté initialement est quant à lui remboursé en intégralité à l’échéance du titre», précise le ministère de l’Économie.

Dans le détail, la dette de l’État est détenue pour «un quart par des Français, un quart par la Banque de France dans le cadre de la politique monétaire, un quart par des investisseurs de la zone euro et, enfin, un quart par des investisseurs hors zone euro», énumère Bercy. Cette répartition est «une source de sécurité pour notre financement : plus il y a d’investisseurs qui prêtent à la France, moins la dette est coûteuse pour le contribuable», assurent le ministère.