
Habiter la capitale n’a jamais semblé aussi compliqué ! Une étude de l'Institut Paris Région (IPR), sortie ce jeudi 7 mai, met en évidence le phénomène suivant : l’offre locative privée au sein de Paris intra-muros a fortement baissé. En effet, Paris a perdu 3% de logements à la location privée depuis 2006, ce qui représente un peu plus de 16 200 logements. Une évolution qui s’expliquerait «par la dégradation de la rentabilité locative» à cause du «décrochage entre la hausse des prix immobiliers et des loyers qui ont augmenté», selon Emmanuel Trouillard, chargé d'études habitat à l'IPR.
D’autres professionnels de l'immobilier pointent aussi du doigt l'encadrement des loyers comme cause de la baisse de l'offre locative. Une étude d'évaluation de cette expérimentation, commandée par le gouvernement aux économistes Gabrielle Fack et Guillaume Chapelle est prochainement attendue afin de savoir si ce dispositif doit se pérenniser ou non.
Rééquilibrage au profit des périphéries
Si Paris est en manque de logements locatifs privés, le parc locatif excentré en Île-de-France semble avoir le vent en poupe. Pour préserver la rentabilité, les investisseurs se tourneraient donc vers le reste de l'Île-de-France, où l'offre locative progresse selon l'IPR, notamment en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne ! La «grande couronne» a gagné 42% de logements locatifs privés entre 2006 et 2022.
L’étude note également un chiffre «rassurant» sur la situation du logement locatif privé : la région comptait 1,54 million de logements locatifs privés en 2022, concentrés à Paris et dans les communes alentour, soit un volume en hausse de 15% depuis 2006. «Si le locatif privé progresse à l’échelle régionale, il se recentre sur des logements petits, souvent meublés et plus chers, notamment à Paris», analyse l'Institut. En 2022, 63% des logements locatifs privés comptaient deux pièces ou moins, tandis que la part des logements de 4 pièces ou plus est tombée à 14,5 %.



















