
Il y a 10 ans, à l’aube de la trentaine, Guillaume a voulu placer le pécule qu’il s’était constitué à force d’épargne, afin de le faire fructifier. Mais dans quels actifs l’investir ? Au début, «j’ai écarté l’immobilier car j’avais peur de l’éclatement d’une bulle et il me semblait compliqué de trouver du rendement», raconte-t-il à Capital. La lecture des courbes de Friggit, qui montrent l’évolution des prix de l’immobilier sur longue période, sur le site de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (chacun ses vices !), le fait changer d’avis. En 2015, Guillaume, âgé de 29 ans et ingénieur-chercheur chez un énergéticien, avec un salaire d’environ 3 000 euros par mois, achète sa première résidence principale avec sa femme, un appartement en région parisienne.
Trois ans plus tard, il s’associe avec son frère pour continuer à investir dans l’immobilier, mais à titre locatif cette fois. De 2018 à 2020, profitant de taux de très crédit très bas, jusqu’à 1%, les deux frères achètent six appartements en Ile-de-France, du T2 au T4. Des biens qu’ils paient «entre 150 000 et 300 000 euros car, dans certains appartements, il a fallu tout refaire, du sol au plafond», précise Guillaume. Ces biens, ils les louent en meublé car «c’est plus intéressant fiscalement», explique-t-il.
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Des loyers pas dans la tranche basse
Autre particularité, il s’agit principalement de colocations. Les deux frères gèrent ainsi une vingtaine de locataires, essentiellement des étudiants et de jeunes actifs, auxquels ils louent des chambres entre 500 et 600 euros par mois, dans des villes franciliennes qui n’expérimentent pas l’encadrement des loyers. Des montants qui «financent les mensualités de remboursement des crédits et les charges de copropriété», souligne Guillaume.
«Les loyers ne sont pas dans la tranche basse car les logements offrent des prestations de qualité et nous sommes très réactifs aux demandes des locataires», assure-t-il. «Si un lave-linge tombe en panne, nous dépêchons immédiatement un réparateur chez le locataire. Cela nous coûte plus cher que si nous le faisions nous-même mais cela nous évite de nous déplacer et de faire attendre le locataire», illustre Guillaume.
Plus besoin de salaire grâce à ses investissements locatifs
Surtout que le jeune propriétaire, qui approche aujourd’hui de la quarantaine, n’habite plus la région parisienne mais à la campagne. Un changement de vie décidé en 2020, lorsque Guillaume a quitté son emploi en CDI (contrat à durée indéterminée). «Je pouvais me passer de mon salaire», explique celui qui est «devenu rentier à 34 ans», ses investissements locatifs lui ayant permis d’atteindre «l’indépendance financière». Il faut dire que les sept investissements locatifs de Guillaume - les six réalisés avec son frère et sa première résidence principale en région parisienne, qu’il a mise en location - lui procurent 65 000 euros de loyers annuels, pour sa propre part, son frère gagnant à peu près autant.
Et ils ne déplorent «aucun impayé de loyer en sept ans d’investissement, alors qu’on en a vu passer, des locataires !», se félicite celui qui «attache beaucoup d’importance à leur sélection». Une vigilance qui nécessite «paperasse et organisation», reconnaît-il, tout en assurant «consacrer au maximum deux heures par semaine à la gestion locative, grâce à l’automatisation de beaucoup de tâches». Ce qui laisse à Guillaume toute latitude pour développer son activité de coach financier, lancée «car mes amis et ma famille me demandaient des conseils». L’occasion, aussi, pour lui, «de rester actif et de partager (s)a passion : l’optimisation des situations patrimoniales».
Si, vous aussi, vous êtes un investisseur locatif heureux, malgré l’encadrement des loyers, les obligations de rénovation énergétique et autres évolutions réglementaires, n’hésitez pas à témoigner à votre tour, anonymement si vous le souhaitez, en nous écrivant à [email protected].
Je témoigne



















