Chaque été, c’est la même histoire : après trois semaines de vacances dans votre lieu de villégiature favori, vous vous reprenez à rêver d’y acheter un pied-à-terre, afin d’y venir quand vous le souhaitez et de le louer le reste du temps. En 2025, le moment est peut-être venu de passer à l’action. Après avoir bondi de 24,3% en cinq ans, soit plus du double de l’ensemble du marché, les prix de l’immobilier dans les stations balnéaires se stabilisent enfin. En juillet 2025, ils affichent une hausse de seulement 0,2% sur un an, inférieure, même, à celle du marché immobilier français dans son ensemble (+0,4%), selon les données publiées par SeLoger le 7 juillet.

Pour autant, le prix moyen du mètre carré dans les villes de bord de mer n’est pas donné, à 3 108 euros, d’après le site d’annonces immobilières. Une cherté qui pèse sur la rentabilité locative, laquelle correspond aux loyers annuels tirés du bien rapportés à son prix d’achat. C’est dire si, avec des prix du mètre carré respectifs de 11 485 et 8 825 euros, les très chics Cannes et Biarritz, où l’offre de logements est rare et la demande élevée, arrivent en queue de peloton du palmarès des 25 villes de bord de mer les plus rentables de France, publié par Guy Hoquet ce jeudi 10 juillet. «Il ne s’agit pas de paris sur le rendement, reconnaît le réseau d’agences immobilières, mais de valeurs sûres, pour des investisseurs de long terme». Et qui en ont les moyens !

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Rentabilité locative record pour Calais

Pour les autres, direction des villes côtières «longtemps restées en retrait mais qui s’imposent aujourd’hui comme des alternatives pour investir», selon Guy Hoquet. Des villes qui combinent prix d’achat très raisonnables, hausse de la demande de locations et rentabilité locative élevée. Un portrait-robot auquel Perpignan colle parfaitement, avec un prix moyen du mètre carré de seulement 2 204 euros, parmi les plus bas du littoral, une hausse moyenne de 3,2% des loyers au mètre carré sur un an et un rendement locatif de près de 6%. «Perpignan est idéal pour un premier achat locatif», estime Guy Hoquet.

Plus inattendue car située sous des cieux moins cléments, Dunkerque offre pourtant une rentabilité locative proche de celle de Perpignan, à 5,58%. La conséquence d’une chute de l’offre de logements disponibles, à l’achat comme à la location, qui a provoqué un bond de 9,1% du loyer moyen au mètre carré sur un an, à 13,70 euros, et une envolée de 8,5% du prix de vente moyen. Celui-ci demeure toutefois sage, à 2 501 euros le mètre carré. La palme de la rentabilité locative revient à une autre ville quelque peu inattendue : Calais, avec un rendement de 5,92%, dopé par des prix de vente sous la barre des 2 000 euros le mètre carré.

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La Bretagne et la Normandie, bons plans pour les primo-investisseurs

Autre ville idéale pour les primo-investisseurs, mais à laquelle on ne songe pas forcément non plus en premier sur la côte normande, Le Havre. Vous pouvez y investir pour 2 629 euros le mètre carré en moyenne, un prix gage d’un rendement locatif de 5,71 %. Egalement abordable, avec un prix du mètre carré de 2 630 euros, pour un loyer moyen de 13,30 euros le mètre carré, en progression de 2,4% sur un an, Brest vous garantit près de 5% de rentabilité. Idem à Quimper (5,07%), grâce à un prix moyen du mètre carré qui n’excède pas 2 540 euros.