
En vacances à Arcachon (Gironde), la coquette somme déboursée pour votre location et la foule qui se presse sur la place du marché vous laissent penser qu’un investissement locatif dans «la ville des quatre saisons» a tout du bon plan. Un œil jeté aux devantures des agences immobilières suffit à vous décourager : pour votre budget de 250 000 euros, grand maximum, vous ne pourrez prétendre qu’à un studio, le prix du mètre carré dépassant les 8 000 euros à Arcachon, selon SeLoger !
Un peu petit, surtout si vous souhaitez utiliser également votre investissement locatif comme pied-à-terre pour votre famille. «Avec un prix moyen de 4 888 euros le mètre carré, le segment des stations balnéaires est plus cher que l’ensemble du marché immobilier (3 108 euros)», confirme SeLoger dans une récente étude.
A La Teste, un prix du mètre carré deux fois moindre qu’à Arcachon
«Chez Maslow.immo, nous avons une clientèle d’investisseurs particuliers dont le budget oscille entre 200 000 et 250 000 euros en moyenne. Un achat à Deauville ou Saint-Tropez (où les prix moyens du mètre carré atteignent respectivement 7 000 et 15 600 euros) ne va pas concerner grand-monde…», objecte Pierre-Emmanuel Jus, directeur délégué de cette société spécialisée dans l’investissement locatif. C’est pourquoi Maslow.immo vient de sélectionner, à destination de ces «petits» budgets, cinq stations balnéaires à moins de 5 000 euros le mètre carré et offrant une rentabilité locative supérieure à 6% en location de courte durée.
A La Teste-de-Buch, par exemple, le mètre carré vaut 4 000 euros, soit deux fois moins qu’à Arcachon, pourtant toute proche. Ce qui vous permet de profiter du potentiel touristique du bassin d’Arcachon en déboursant «seulement» 160 000 euros pour un deux pièces de 40 mètres carrés, avec la promesse d’une rentabilité (loyers annuels divisés par le prix d’achat) de 6,12%, selon Maslow.immo. La société a retenu des villes comptant au minimum 5 000 habitants et affichant une note de tension locative de 4/5 ou 5/5. Calculé par la plateforme Locservice, ce ratio rapporte le nombre de candidats à la location à l’offre de biens à louer dans une zone géographique donnée. Les prix d’achat, les taux d’occupation et les revenus locatifs sont estimés au moyen des données des notaires de France, de AirDNA et de SeLoger.
Des villes qui permettent d’éviter les restrictions de la location «Airbnb»
A vous également le marché touristique varois, qui ne se limite pas à Saint-Tropez et ses 14 000 euros du mètre carré ! A Fréjus comme à Hyères, où le mètre carré tourne autour de 4 200/4 300 euros, vous pourrez investir dans un T2 de 40 mètres carrés pour environ 170 000 euros, et compter sur une rentabilité locative de près de 7%. Idem sur la côte basque : Biarritz et son mètre carré à 7 600 euros ne sont pas pour vous, mais Hendaye, si ! Un deux pièces de 40 mètres carrés y vaut en moyenne 180 000 euros, soit 4 500 euros le mètre carré, et Maslow.immo évalue sa rentabilité à 7,24%. Autre atout de cette station balnéaire, elle échappe au «serrage de vis municipal dont le BAB (Bayonne-Anglet-Biarritz) fait l’objet en matière de location de meublés de tourisme», ajoute Pierre-Emmanuel Jus. Pour le moment, en tout cas.




















