
Les boulangeries seront-elles bientôt autorisées à ouvrir le 1er mai ? Le gouvernement planche sur la question et semblerait enclin à ouvrir le débat. Comme le rapporte CNews, des discussions seraient même déjà en cours entre les représentants de la profession et le ministre du Travail. Invitée sur Fun Radio, la ministre du Travail, Catherine Vautrin, s’est dit elle-même prête à «soutenir les initiatives parlementaires» qui seraient en mesure de faire évoluer la loi actuelle en permettant aux salariés des boulangeries «qui le souhaitent» de pouvoir travailler lors du jour de la fête du travail.
Invité de Sonia Mabrouk sur Cnews mercredi 23 avril, le maire de Cannes, David Lisnard, s’est lui aussi dit favorable à cette ouverture dans un souci de «recréer de la liberté». Expliquant que la profession est un «secteur artisan qui a une belle dynamique», celui qui est aussi le président de l’Association des maires de France a estimé qu’aujourd’hui «il n’y a qu’en France où l’on est encore sur des débats du siècle dernier». «Créons de la liberté, créons du revenu, créons de la souplesse et vous allez voir que la France va très vite revenir un pays d’espérance, d’amour et de foi», a-t-il lancé.
David Lisnard, maire LR de Cannes, président de l’Association des maires de France, sur l'impossibilité, pour certains boulangers, d'ouvrir un 1er mai : «Il n'y a qu'en France qu'on soit encore sur des débats du siècle dernier» dans #LaGrandeInterview pic.twitter.com/W0FV3cxO8W
— CNEWS (@CNEWS) April 23, 2025
Un jour chômé, mais avec des exceptions
Le 1er mai étant considéré comme le jour de la fête du travail, la loi interdit les professions de travailler ce jour-là. En effet, comme le rappelle l’article L3133-4 du Code du travail, «seul le 1er mai est obligatoire chômé pour tous les salariés». S’il existe bel et bien des exceptions à ce principe pour les salariés employés dans une entreprise qui ne peut interrompre le travail «en raison de la nature» de son activité - c’est le cas dans le milieu hospitalier par exemple -, les artisans et donc les boulangers sont contraints de fermer leurs boutiques.
En cas de manquement à la loi, un boulanger qui a tout de même tenu à ouvrir peut se voir infliger une amende pour «infraction au Code du travail» pouvant aller jusqu’à 750 euros pour chaque salarié, voire même jusqu’à 1 500 euros d’amende lorsque celui-ci est mineur. Mais la loi reste floue pour les professionnels du secteur de la boulangerie. En effet, une boulangerie qui livrerait des hôpitaux, des Ehpad ou des établissements pénitentiaires peut être considérée comme une activité ne lui permettant pas d’interrompre son activité, et ce, qu’importe le jour.



















