Les récentes déclarations du Premier ministre ont provoqué un doute sur ce qui est autorisé ou non en ce 1er mai. Le gouvernement souhaite que les boulangers et les fleuristes puissent faire travailler leurs salariés en cette journée de fête du Travail, sans craindre de sanction. Un projet de loi visant à ce que ce soit possible au 1er mai 2027 a d’ailleurs été présenté mercredi 29 avril. Mais Sébastien Lecornu avait assuré que les fleuristes et les boulangers pourraient travailler en ce 1er mai 2026, bien qu’aucun vote ne soit encore allé dans ce sens. Alors les fleuristes et les boulangers étaient nombreux à ouvrir leurs portes.

C’est le cas d’Éric Amieux, patron de la boulangerie Le Pétrin Dauphinois, dans l’Isère. Comme le rapporte Le Parisien, il a ouvert boutique avec ses employés pour ce 1er mai, mais l’inspection du travail est intervenue aux alentours de 8h30 : «L’inspectrice m’a dit que je n’avais pas le droit d’être ouvert avec des salariés. Je lui ai répondu qu’on avait l’accord du Premier ministre. Elle m’a dit que ce n’était pas dans la loi.» Le professionnel assure aussi avoir collaboré en fournissant aux inspecteurs les documents demandés, y compris des attestations de volontariat de ses salariés, qu’il a prévu de payer double comme l'impose le code du travail. Les inspecteurs sont repartis en indiquant qu’ils allaient rédiger un procès-verbal.

Sébastien Lecornu a appelé la boulangerie

Plus tard, «aux alentours de midi», le téléphone de la boulangerie a sonné. C’est l’une des employées d’Éric Amieux qui a décroché et eu la surprise de tomber sur le Premier ministre. Le boulanger a ensuite pris le téléphone : «On a échangé deux minutes. Il m’a remercié d’avoir joué le jeu en ouvrant et m’a assuré que si des sanctions étaient prises elles seraient annulées.» Éric Amieux assure à nos confrères avoir l’habitude d’ouvrir le 1er mai. Il risque tout de même une amende de 5 000 Euros.