Favoriser son conjoint grâce à des clauses spécifiques ajoutées dans le contrat de mariage, c’est possible ! L’objectif étant que le survivant recueille plus de 50% des biens de la communauté conjugale, part qui lui revient de droit. Ces avantages matrimoniaux ne sont pas gratuits (comptez au moins 1.000 euros de frais de notaire), mais ils ont le mérite de ne pas être imposés et de ne pas pouvoir être contestés par les enfants du couple. Attention quand même : si le défunt a eu des enfants d’une précédente union, ceux-ci pourront toujours mener en justice une action en retranchement afin de faire respecter leurs droits légaux sur la succession.

La clause de partage inégal : pour que le survivant recueille plus que la moitié des biens communs

Cette disposition prévoit que les époux pourront déroger au partage à 50 % prévu par la loi et, par exemple, attribuer au survivant 60, 70 ou 80 % de la communauté. Celle-ci peut même être attribuée à 100 %, auquel cas il s’agit d’une clause d’attribution "intégrale". Les biens peuvent, au choix, être transmis en pleine propriété ou en usufruit. Si le conjoint survivant reçoit l’usufruit, les enfants en ont la nue-propriété et deviennent entièrement propriétaires à son décès. Attention, l’époux qui reçoit une part supérieure à 50 % de la succession doit supporter les dettes de la communauté conjugale dans les mêmes proportions. Sachez également que la clause de partage inégal est automatiquement annulée en cas de divorce.

La suite est réservée aux abonnés
Abonnez-vous à Capital Profitez de -40% sur votre abonnement annuel standard
  • Accès à tous les articles réservés aux abonnés
  • Le magazine en version numérique
  • Sans engagement